Courage !

17 novembre, 2009 par ecoufle

Une lame de pâte (F100+B50+S1) où on dépose des tranches fines de pomme dorées dans S+Rhum à la poêle. On verse dans ladite P du S et du B, un peu de sel (ou B salé) et on mène au caramel mou qu'on verse sur la tarte avant de l'enfourner 15mn.

Alors quand on revient désolé de la conférence sur l'autoportrait au Musée Chagall, où l'intervenant et l'organisatrice, maîtres de conférences à l'Université de Nice, ont récité des banalités, et même des inepties, se montrant incapables de répondre à une question sur une citation d'Alain qu'ils avaient affichée !!!! ma voisine, artiste, bouillait à mes côtés, nous baillions de concert dans la belle salle bleue où j'avais écouté Rostro assise aux côtés du Maître car on avait rajouté deux chaises, tant il y avait de monde. Les projections, parties de Bonnard (la spécialité du conférencier) parcouraient l'Histoire, jusqu'à un autoportrait de Félix Nussbaum (voir http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/art_et_camps.htm#persecution),  ravivaient des souvenirs. Toujours les beaux Dürer, les Rembrandt dont la récurrence précède Boltanski, Frida, et même la mauvaise peinture de Baselitz…

Heureusement qu'il y avait l'amitié des PLP à la sortie.

Les futures conférences du lundi, on les commente en dégustant la tarte aux pommes encore chaude.

Estoquades de Remy Leboissetier et Y.A. Gil

16 novembre, 2009 par ecoufle

C'est un petit livre assorti de gravures surréalistes, d'un texte sur le caprice, et d'un long poeme. Il dit par exemple : seul l'artiste est à même de mesurer l'inconséquence de ses actes, puisqu'en lui demeure l'âme d'un irrégulier”. Et irrégulier, Remy Leboissetier l'est depuis longtemps, ce qui est admirable : il  a réussi à résister aux diktats de l'academie normative. Ce n'est pas non plus un aigri du refus d'édition. Peut-être un libéral type américain ? On se prend en charge. On s'auto-édite. On se bat avec ses moignons en les chaussant de gants de boxe comme des poings ultimes. On ne fait pas semblant de s'auto-promouvoir en inventant une petite maison d'édition qui publie les copains.

un avant goût ?

 

Fourmiller d'or virtuose de la spéculation

Le grand Tamanoir de la City Bank

se moque bien du myrmidon des rues

………

Si vous êtes mort tapez 2

Desormais numéro 3 - 11 février 1981

4 novembre, 2009 par ecoufle

Desormais 3a Desormais3b

Désormais

4 novembre, 2009 par ecoufle

Cette revue fut publiée entre 1980 et 1990, de façon aléatoire, les numéros jetés dans n'importe quel ordre, avec des blancs, et les feuillets distribués lors des vernissages. Desormais numéro 1 Verso du numéro 1

Le papier était souvent du papier rebut des articles scientifiques photocopiés.

Tombeau pour CLS

4 novembre, 2009 par ecoufle

Avec lui dans la tombe un pan de l'humanité. La méthode ne suffit pas, ni le livre, ni l'image. Tout ce qu'il a pu écrire et transmettre entre dans la pure légende avec la disparition de son regard. L'oeuvre prend le pas sur la vie. Encore quelques années (trente ans) et ce ne sera plus son oeuvre mais quelque chose de commun, de malléable, de transformable, de relégable, d'exhumable…Déjà il en est qui s'informent, qui fichent : que faisait-il en 68 ? que disait-il lors des grands mouvements politiques ? On les voit sortir leur calculette : finalement pas si important, pas si grand, pas si universel…Surtout plus un Indien pour ritualiser l'événement, alors que ses cent ans ont accompagné comme sur un chemin de halage, la lente dissolution de ces civilisations enfouies.

ose oses ose osons osez osent

15 octobre, 2009 par ecoufle

La cuisine asiatique ne doit pas nous faire peur. J'ai tenté hier quelque chose. D'abord j'avais un ancien poulet rôti dont la carcasse une fois grattée à l'os fut enfouie dans un litre et demi d'eau parmi quelques carottes, fenouil, ail, oignon, assaisonnement pour cuire pendant une heure et demie. Tout le blanc que j'avais prélevé était coupé en petits bouts. J'ai fait tremper un peu de vermicelles de riz, trois champignons noirs, et rondellisé une tige de citronnelle fraîche. Une fois filtré, le bouillon fut divisé en une part à congeler et une autre à utiliser immédiatement. J'y ai donc mis mes blancs, ma citronnelle, mes vermicelles et mes champignons et j'ai laissé frémir une demie heure. Avec un peu de coriandre ciselée, une cuillèrée à soupe de sauce de soja, ma soupe était prête. Quitte à y mettre une pointe de piment ou une giclée de nuoc-mam….

 

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Quant aux nems, c'est là que la chose devient amusante. J'ai mélangé à 100 grammes de boeuf haché une poignée de châtaignes qui avaient la veille été cuites à la vapeur, un oeuf, une cuillèrée à soupe de fromage blanc, du sel, du poivre. Aujourd'hui je regrette d'avoir hésité à y mettre du nuoc-mam. J'eusse dû m'y abandonner. J'en ai farci les galettes et les ai faites frire comme d'habitude, 3mn de chaque côté dans l'huile, puis repos, puis recuire de même au moment de servir. C'était très bon. Très original… Rien n'aurait dû m'empêcher de mettre aussi un peu de vermicelles et de champignons noirs. J'avais la preuve qu'on peut vraiment innover.

Tombeau pour Raymond Federman

15 octobre, 2009 par ecoufle

Je me souviens de sa première lecture à Nice, dans mon Jardin Littéraire, sous les oliviers. Il avait choisi ce passage où il partage la trompette d'un grand jazzman et quand il le lisait avec sa voix rocailleuse, sa gueule de bourlingueur qu'il fut, je pensais bien sûr à Blaise Cendrars. Mais RF n'invente pas sa vie, ne la magnifie pas  : ce ne sont ni les volées de cloches de Pâques, ni le roulement poétique du Transsibérien. Quand on a vécu l'arrachement de ses parents caché dans un placard à Paris, puis qu'on a erré avec une petite cousine toute aussi abandonnée mais sauvée avant de s'embarquer pour une Amérique où rien de nous attend si ce n'est ce que nous allons vouloir construire, exactement comme les pionniers d'antan, mais sans la religiosité, quand on a réussi à fonder une famille, à enseigner la littérature, à écrire et finalement à être reconnu en France, j'allais dire “enfin en France” pour boucler la boucle, pour ouvrir une dernière fois et refermer pour toujours le placard, le tombeau de son enfance. Une porte qui pour sembler être celle de la délivrance l'a enfermé définitivement dans le ghetto de la liberté : cette césure lui interdit de rejoindre ceux qu'il aime et qu'on va assassiner. Pourtant, quelle gouaille, quelle finesse, quelle lumière joyeuse, impertinente, coquine dans son regard. C'est tout cela qu'il va falloir recomposer en lisant par exemple :

La Voix dans le débarras / The Voice in the closet, Les Impressions nouvelles, 2002 ; The Voice in the Closet / La voix dans le débarras (1979) (édition bilingue chez Impressions Nouvelles).

La Fourrure de ma tante Rachel, 2009, Léo Scheer

 

en allant sur le Net, par exemple l'article de Wikipedia, ou les sites

 

tombeaux

9 octobre, 2009 par ecoufle

Ils ne se rejoindront pas dans l'espace sidéral qui les accueille, et n'ont peut-être en commun que ce fameux mois d'octobre 2009, célèbre pour son été indien, c'est à dire qu'on y situera le premier mois de la nouvelle ère climatique à partir de laquelle la température du globe s'échauffera vraiment. Ils s'appellent Raymond Federman, Michel Flayeux (Prix Malrieu 1987), Jean-Max Tixier. Les deux derniers n'ont peut-être jamais lu le premier, qui vit  à Buffalo (N-Y), qui ne les connaît pas davantage car ce sont des poètes du Sud de la France. JMT, ancien secrétaire de l'Union des écrivains, membre de la revue Sud, universitaire,Grand Prix littéraire de Provence, a ouvert les yeux, on lui a remis le prix Mallarmé pour son dernier recueil publié par Tipaza à Cannes, et il les a refermés pour toujours. MF, malade depuis quelques mois, avait courageusement écrit, publié, diffusé son oeuvre poétique et romanesque, et dirigé les éditions Telo Martius à La Seyne sur Mer.   RF, dont l'oeuvre française et l'oeuvre américaine  décrivent une vie de lutte et d'aventures, malgré son cancer voyageait, donnait des conférences, luttait, ne jouait peut-être plus au golf, soutenait ses livres de sa voix rocailleuse, et devait continuer à faire résonner son rire dans les bibliothèques et pour ceux qu'il aimait. Qu'il aime, car l'amour suspendu par la mort y gagne l'éternité. Tous les trois défendaient la poésie, chacun avec ses emportements et ses maladresses, sa curiosité et son désespoir. Sur leur tombeau on gravera pour la postérité : Poète.

Lunch du 13 septembre

15 septembre, 2009 par ecoufle

Nous avons préparé un lunch pour 17 personnes.

Le clou du repas : une salade poulpe par Eléonore Bak. Le poulpe de 1kg5 a été congelé quelques heures avant de se retrouver plongé dans une grande casserole d'eau froide additionnée d'un peu de vinaigre et à partir de l'ébullition , de cuire 50 minutes.

 

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Le temps de morceler un poivron rouge et deux oignons frais, d'y ajouter des olives noires, de la tomate, du persil, et de faire une vinaigrette

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Et voici le résultat :

 

Salade de poulpe

 

 

diner du 16 aout

19 août, 2009 par ecoufle

En apéritif, un flacon de Martini (1/5), de jus de fruit de la passion  ou tout autre)(2/5) avec des rondelles de citron et un  peu de sucre de canne si on veut, mis au froid. Au moment de servir on verse du Perrier (1/5 ou plus ).

On sert dans des mini plats une cuillérée à café de crème de potiron rouge et une de crème de potiron jaune, reliées par une demie olive noire dénoyautée.

Le lapin est servi froid en rondelles assorti de sa gelée native et d'aubergines farcies.

Le fromage ayant été  délaissé, j'ai servi une noisette de mon sorbet au citron arrosée d'une lichette de vodka glacée.

Enfin est arrivée la tarte aux “quetsches”.

 

Les recettes

Zakouski

Faire griller un poivron jaune et un rouge. Les dépiauter. Mixer un peu de rouge avec la moitié de chèvre frais, assaisonné et  parfumé de feuilles de basilic.  Mixer un peu de poivron jaune avec un peu de chèvre fais, un anchois et quelques câpres.
Râbles de lapin

Désosser les râbles de lapin à cru de façon à conserver des morceaux dont fera des petites escalopes. Réaliser une farce avec les autres morceaux de lapin hachés, deux saucisses aux herbes, un oignon haché et fondu à l'huile d'olive, une cuillérée à café d'origan en poudre. Réaliser des paupiettes et les ficeler. Les faire revenir à l'huile d'olive. Réserver. Faire revenir les os dans la cocotte. Ajouter l'os de veau. Ajouter les paupiettes et trois carottes en rondelles. Mouiller à moitié d'un bon vin blanc. Assaisonner, sans oublier un peu de thym. Cuire à feu doux 1h30 environ. Extraire les paupiettes et les laisser refroidir. Retirer la ficelle. Filtrer la sauce et la mettre dans un bol. Laisser l'ensemble au frigo. Avant de servir, découper les paupiettes en tranches.

Réaliser une sauce au concombre et au yaourt bulgare ou grèc et au basilic et en disposer un peu sur le plat de lapin. Servir le reste en saucière, ainsi que la gelée.

Les aubergines

Coupées en deux dans le sens de la longueur, elles sont assouplies au micro-ondes 4 ou 5 minutes. Refroidies on en extrait la chair en essayant de garder une coque étanche. Une saucisse aux herbes, un peu de riz cuit, un oeuf entier, la chair des aubergines écrasée sont alors mélangés avant de farcir les légumes. On saupoudre les aubergines de chapelure un arrose d'un filet d'huile d'olive, et on met un peu de coulis de tomate dans le fond d'un plat à four où elles vont cuire une heure. Le plat peut se faire la veille et se réchauffer avant le repas.

La tarte aux “quetsches”,  enfin les prunes allongées qu'on trouve ici et qui leur ressemblent.

En trois temps

1er temps, on fait une bonne pâte ( Tant de farine pour 1/2 de beurre et un oeuf) dont on tapisse un moule et qui sera cuite toute nue à 180 degrés sans brûler.

2ème temps, on coupe en deux dans le sens de la longueur les prunes qu'on dénoyaute. dans une poèle un verse une bonne rasade de Kirsh ou d'alcool de prune avec trois cuillérées de sucre en poudre et on pose les fruits coque contre sol. Au bout de quelques minutes, on retourne délicatement les fruits et on attend qu'il soient cuits et un peu confits. On éteint le feu et on laisse refroidir.

3ème temps On réalise une crème pâtissière parfumée au kirsch ou d'alcool de prune.

Montage : La pâte se couvre de pâtissière et les prunes s'y calent délicatement.