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Archive pour octobre 2008

Potiron de Hongrie

Jeudi 30 octobre 2008

Pierre Magnani exposait samedi un admirable Potiron de Hongrie, une carapace bleu-gris-vert révélant à la coupe une lisière d’un vert acide autour d’une chair orange clair, nommé  POTIRON BLEU DE HONGRIE  Nagydobosy Sütökok)  Cucurbita maxima Duch. 

Sur le site http://www.fermedesaintemarthe.com/produits/jardin/01/1004A.htm, on en vend les graines avec les explications nécessaires. Avant d’obtenir cette purée onctueuse, au goût proche de celui du potimarron, sur lequel en d’autres temps on ferait flotter des dés de foie gras frais et des nuages de chantilly poivrée, il faut non seulement un grand couteau mais également du courage, car la peau de cet animal est d’une dureté incroyable, laquelle pourtant finit par s’attendrir lorsque je me contentai de mettre dans ma cocotte minute des morceaux entiers, puis à mi-cuisson je pus les peler et les remettre en route. Par contre, il eût été préférable que je la passasse au chinois (ou avec un vieux machin à légumes équipé d’une grille fine) car une fois mixée dans mon blender, il restait comme de longues épines cartilagineuses, ou quelques pattes de crustacé, que nous fûmes obligés de soutirer à la soupe crémeuse au fur et à mesure. Enfin le voici dans sa splendeur

:Potiron de Hongrie

Tipaza, collection Métive

Lundi 27 octobre 2008

dscn2202.jpg              Lanneau                              Collection métive, Tipaza Editeur, Cannes

Commander directement à tipazaed@wanadoo.fr
Ces ouvrages imprimés en offset se distinguent par un concept original de pliures et découpes qui font que chacun de ses titres se déploie sur une table comme une carte  plutôt qu’il ne se feuillette.
La collection métive se caractérise également par une typographie et une mise en page sobres et claires incluant cinq reproductions pleine page (15 x 15 cm.) en quadrichromie de peintures ou dessins spécialement créés pour l’édition.
Format : 15 x 15 cm. 24 pages. Tirage : 250 exemplaires. Onze exemplaires de tête, numérotés de I à XI, accueillent une oeuvre originale pleine page signée par l’artiste (80 €).
Les ouvrages restant sont numérotés de 1 à 239 (15 €).

Six titres sont actuellement disponibles :

“La vie je cours”  Henri Meschonnic / Serge Plagnol ( juin 2008)

“Poètes, chenilles, les chênes sont rongés” Chantal Danjou / Françoise Rohmer (juin 2008)

“Perdre trace” Françoise Ascal / Alain Boullet  (juin 2008)

“La Belle et la Fête” Tristan Cabral / Lookace Bamber (juin 2008)

“Sirventès” Gilbert Casula / Franta (octobre 2008)

“Paysage solitaire” Katy Remy / Patrick Lanneau (octobre 2008)

La couleur efface la nostalgie

Lundi 27 octobre 2008

La couleur efface la nostalgie dans EditionTiane Doan na Champassak, Le rivage, une épopée indochinoise. Préface de Jean Lacouture. Seuil 2008. 143 pages. 38€. 978-2-02-0974421-4. Toilé, 140 photographies.

Entre le Vietnam et l’Indochine plus vaste, il y a ce passage du sépia colonial à la couleur démocratique, mais les paysages, les hommes-mêmes se retrouvent. L’Auteur, photographe professionnel, ravive les vues stéréoscopiques prises par sa grand-mère, française, quand elle voyageait avec son mari, indochinois, en parcourant le Vietnam moderne. Bien introduite par J. Lacouture, la démarche de Tiane Doan na Champassak n’est pas passéiste.  Les légendes racontent avec sensibilité l’histoire d’une famille et l’Histoire d’un peuple. C’est un beau livre non seulement par son projet mais aussi par sa réalisation. Les photos sont magnifiques, la mise en page élégante. On n’a pas envie de le ranger mais de l’avoir à portée de main.

Rivages

Novembre orange

Jeudi 23 octobre 2008

citrouilles

Ces petites citrouilles  sont déchapeautées et épépinées, puis précuites à la vapeur en les surveillant pour ne pas trop les ramollir. Quelques très savoureux champignons (ici des cèpes ou des girolles) sont fondus au beurre dans une poèle. Il ne faut pas hésiter à saler et poivrer l’intérieur des citrouilles. Un peu d’ail écrasé relèvera le goût. Epice conseillée : la muscade. Une fois farcies, les citrouilles sont enfournées pour les réchauffer. On peut faire rissoler quelques dés de pommes de terre et de navets en accompagnement.

Variantes : 1. des dés de foie gras; 2. un oeuf brouillé.

Que lire avec moi

Mercredi 22 octobre 2008

Les empilés sur ma table de nuit le 22 octobre 2008 :

Thomas Pynchon : Mason & Dixon, Points-Seuil Octobre 2008 ,9-782757-806753, 937p, 15€. Acheté après que France Culture a parlé de Pynchon, ce pavé  émaillé de majuscules, de phrases qui ne se terminent pas, de poèmes et de chansons, fonctionne comme une veillée infinie au cours de laquelle seraient contées à quelques parents par un oncle de passage, avec fantaisie et forces parenthèses, les aventures de deux savants, depuis l’Angleterre, en 1763, en pleine guerre franco-anglaise, mandatés pour tracer une frontière rectiligne entre le Maryland et la Pennsylvanie.

 

Jacqueline de Romilly, Dans le jardin des mots, Le livre de poche, 339p, 6€50. Il y a quelque chose de raté dans ce petit livre, qui serait tout à fait intéressant pour un jeune (14-18) si l’écriture n’était pas celle d’une vieille dame, qui pour intelligente et cultivée qu’elle est, n’en  a pas moins choisi un style suranné. Collation de ses articles pour Santé Magazine, elle aurait pu les réécrire, et par exemple supprimer les redites qui d’article en article rabâchent son amour pour la langue, ses hauts-le-coeur… Mais entre les mains d’un bon professeur c’est un outil intéressant.

Christiane Veschambre, Robert & Joséphine. Cheyne éditeur 2008. 978-2-84116-136-2, 107 pages, 15€50. Comment écrire un roman comme un poème ? Vous me direz avec des mots, des phrase, des chapitres. Les chapitres, l’auteur les intitule, toutes les deux pages, chronologiquement; les phrases elle les scandent;   les mots elle les place parcimonieusement. Ce qui fait un délicat roman qui traite de la tendresse, de la guerre, de l’autre, de l’usine, des plaisirs les plus simples, des enfants et de la mort. Par exemple :

Joséphine s’énerve/avec le poulet à cuire/rien ne va/on ne sait pas quoi/rien/s’exaspère/Joséphine appuie/l’archet de sa crainte/sur les nerfs de Robert

Mais toujours comme dans un roman, on ne peut pas isoler un passage, puisque c’est leur enchainement qui crée la tension, ménageant les effets et nous emmenant au bout. Il faut donc le lire pour l’aimer. Ou aller l’écouter lu par Sabine Bourgois, ou le voir à la Scène Nationale Évreux Louviers

Clément Rosset, l’Ecole du réel, les Editions de Minuit collection Paradoxe, 470 pages, 9-782707-320193; 29€. A celui-ci vous accorderez du temps et même vous le redoublerez parfois. L’auteur, un de nos philosophes les moins médiatiques, procède de même. Il ne fait pas tout à fait sa Pénélope car un passage n’efface pas le précédent, mais il y revient sur ce thème du réel et de l’illusion. Il le traque dans la littérature, la BD,  la musique, le cinéma, dans l’art. Il le soumet à d’innombrables filtres, le propose à Nietzsche, à Trackl, à Heidegger, etc. , leur demandant chaque fois de sa voix insistante : Qui suis-je si je ne suis pas mon double ? Pour le lecteur c’est comme grimper le Mont Analogue, c’est comme l’Anapurna, quand on n’a plus de souffle on pose sa tente et on campe jusqu’à ce que ça revienne. Et rien ne peut nous faire prendre conscience de la réalité comme l’escalade d’un sommet.

Introduction

Mercredi 22 octobre 2008

Un blog pour partager les découvertes quelles qu’elles soient, ouvrir des fenêtres sur d’autres sites, ne pas parler de soi mais de l’entourage. L’écouflé est un oiseau rapide fonceur, mais c’est aussi un coup de dé et un cerf-volant. Le hasard et la détermination se conjuguent avec l’idée de liberté et de choix.