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Archive pour novembre 2008

L’ethnologue et le nouveau sauvage

Samedi 29 novembre 2008

L’ethnologue est né il y a cent ans, un jour il a été élu immortel et ça lui a plus tellement qu’il a décidé de prendre ses électeurs au mot, maintenant et peut-être pour toujours il contemple les sauvages du 21ème siècle que nous sommes. Sauvages ? Certes oui, car on ne saurait leur donner le titre de premiers hommes ou de primitifs. Quelqu’un un jour découvrira de quoi était fait leur fameux âge d’or dont parlent leurs légendes, mais des monceaux de livres et de documents que leurs chamans conservent contre toute logique, pas un iota n’est déchiffrable  par leurs nouvelles machines ; rassurons-nous, au cas contraire ce sont les mots qui leur manqueraient, et les traducteurs ne s’y collent pas encore. Si l’Ethnologue, une fois mort, revenait parmi nous lui-même tenant ses propres traités devant ses yeux n’y reconnaitrait rien ; pire, la chose ne saurait être reprise car cette fois ce sont bien les vrais peuples premiers qui, ayant totalement disparu, renverraient les travaux érudits de l’ethologue au banc des légendes mirifiques. Ne verrons-nous pas un jour nos vieux Etats élevés au rang d’Atlantide ?

 

 

Accrochage du 16 novembre

Lundi 17 novembre 2008

Un aperçu des oeuvres de Patrick Lanneau en situation :

 

dscn2234.jpgpaysage1une vue du salon

Raout du 16 novembre

Lundi 17 novembre 2008

Hier dimanche nous  nous sommes réunis, un verre de punch à la main, pour découvrir la collection Métive des Editions Tipaza et l’accrochage aux murs du salon des oeuvres de Patrick Lanneau. Les courtes lectures de Gilbert Casula, Chantal Danjou et Katy Remy ont par deux fois interrompu les conversations. Les livres ont reçu un accueil unaniment élogieux : ils partent pour le Salon Page 11, à Paris, du 28 au 30 novembre

.une vue du salon

La décoration de la table avait été réalisée avec des tomates, des grenades et du thym

 

deco

Art vif : Patrick Lanneau

Mardi 4 novembre 2008

D’abord Art vif : Michèle Bondi est la réalisatrice de ces documents à la fois littéraires et vidéo, ou l’écrit relaie, double la parole exprimée devant la caméra par l’artiste qui décrit son parcours et sa démarche. Vous y trouverez des écrivains comme M. Desbiolles, S. Braganti, S. Legendre…, des artistes comme Isnard, Eppelé, Franta, Tesseire…écoutés, filmés, reproduits avec le même soin, la même rigueur intellectuelle. Patrick Lanneau s’empare du sujet avec une grande clarté. Les reproductions de ses oeuvres représentent toute l’évolution de son travail. On y croise ses  amis dans les différents ateliers niçois et parisiens, ses professeurs tourangeaux, on découvre les moments d’enthousiasme et les détresses que connaissent les artistes, tant dans leur questionnement que dans leurs position au sein de la société. A voir donc pour toutes ces raisons.

http://artviftv.free.fr/

Stockfish

Dimanche 2 novembre 2008

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l’Estocaficada. C’est un de ces plats mythiques dont il advint qu’il embauma les rues de la vieille ville jusqu’à ce que le coût élevé de l’aiglefin ou de la morue séchée, comme cela se produisit pour l’ensemble des poissons et la queue de boeuf du pot-au-feu, en interdisît l’accès aux classes pauvres dont à l’origine ils animaient l’ordinaire. Objet d’un troc entre terres du sud et du nord par l’intermédiaire du trafic maritime, ces poisson de l’Océan séchés n’étaient attendris que par un long séjour dans l’eau douce. En appliquant les principes de la littérature comparée, on lit soigneusement le Livre de cuisine de Jacques Médecin et  la Cuisinière provençale de Reboul et on en tire les conséquences. J’ai cuisiné pour 2.

Morue : deux bons morceaux (je n’ai acheté ni langue ni boyaux); huile d’olive : une cuiller à soupe ; ail : deux gousses pour le bouillon,  et deux hachées menues pour le plat; eau pour le bouillon 1 litre et demi ; tomate : une coupée en morceaux ; oignon : un demi pour le bouillon et l’autre haché menu pour le plat; une dizaine de dés de céleri en branche; poivron rouge : un bol à thé coupé menu pour le plat; deux cuillérée à soupe d’eau de vie ou de whisky ; vin blanc : 2 verres au début, puis un au cours de la seconde cuisson; olives noires de Nice : une poignée; une demie botte de persil ; piment rouge, sel, poivre, à discrétion.

La veille du repas. On prend les morceaux et on extirpe la peau et les arêtes avec les doigts. On ne jette rien.  On examine les chairs pour en soustraire quelques arêtes supplémentaires; on les détaille en petits bouts d’un cm. Sans une casserole on met deux litres d’eau et tout ce qui n’est pas comestible, le demi oignon, les aulx, du sel, du poivre, le reste de la branche de céleri, quelques herbes de Provence et on porte à ébullition avant de couvrir et de laisser à petit feu deux heures.

Dans une cocotte, on verse l’huile d’olive, les morceaux de morue et on fait rissoler une ou deux minutes avant d’ajouter tous les autres ingrédients. On flambe le whisky et on le jette dans la cocotte où il s’éteint doucement. On verse deux verres de vin blanc (muscadet par exemple)  et on pose sur la plaque électrique ou sur un tout petit feu.

Le tout a pris une demie heure et cuira tranquillement deux heures, mais toutes demies heures on ajoutera si nécessaire une louche du bouillon; si c’est le soir on le laisse là toute la nuit à mariner dans son jus, tous feux éteints.

Deux heures avant le repas, on remet la cocotte à chauffer, et pendant deux autres heures on continue à mouiller de temps en temps avec du bouillon froid. Le principe est que le liquide doit effleurer la surface du stockfish qui, de cette façon semble confire dans son jus. Une heure avant la fin on goûte et on rajoute si nécessaire du vin blanc, du poivre, du sel…

On sert de préférence dans des assiettes creuse, avec des pommes de terre à l’anglaises (cuites à l’eau !). Le reste de la bouteille de vin blanc, mis en carafe, se retrouve à table.

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