tombeaux

Ils ne se rejoindront pas dans l’espace sidéral qui les accueille, et n’ont peut-être en commun que ce fameux mois d’octobre 2009, célèbre pour son été indien, c’est à dire qu’on y situera le premier mois de la nouvelle ère climatique à partir de laquelle la température du globe s’échauffera vraiment. Ils s’appellent Raymond Federman, Michel Flayeux (Prix Malrieu 1987), Jean-Max Tixier. Les deux derniers n’ont peut-être jamais lu le premier, qui vit  à Buffalo (N-Y), qui ne les connaît pas davantage car ce sont des poètes du Sud de la France. JMT, ancien secrétaire de l’Union des écrivains, membre de la revue Sud, universitaire,Grand Prix littéraire de Provence, a ouvert les yeux, on lui a remis le prix Mallarmé pour son dernier recueil publié par Tipaza à Cannes, et il les a refermés pour toujours. MF, malade depuis quelques mois, avait courageusement écrit, publié, diffusé son oeuvre poétique et romanesque, et dirigé les éditions Telo Martius à La Seyne sur Mer.   RF, dont l’oeuvre française et l’oeuvre américaine  décrivent une vie de lutte et d’aventures, malgré son cancer voyageait, donnait des conférences, luttait, ne jouait peut-être plus au golf, soutenait ses livres de sa voix rocailleuse, et devait continuer à faire résonner son rire dans les bibliothèques et pour ceux qu’il aimait. Qu’il aime, car l’amour suspendu par la mort y gagne l’éternité. Tous les trois défendaient la poésie, chacun avec ses emportements et ses maladresses, sa curiosité et son désespoir. Sur leur tombeau on gravera pour la postérité : Poète.

Une réponse à “tombeaux”

  1. Freixe dit :

    Merci, chère Katy, de défendre ainsi la poésie, à ton tour! (AF)

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