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Archive pour novembre 2009

D (2)

Lundi 30 novembre 2009

Le problème que nous voudrions soulever est le suivant : les subventions sont-elles des dons accordés à la mendicité ? Ou bien font-elles partie d’un ensemble de mesures « sociales et culturelles » destinées à permettre que subsistent non seulement des entreprises à but lucratif dont les travaux entrent dans les créneaux des plans triennaux et quinquennaux. Mais également des « laboratoires de recherche » échappant aux règles de la productivité capitaliste et capitalisable, fonctionnant à « fonds perdus »certes, pour l’Etat, mais où s’élaborent sans doute les projets d’une société échappant encore à toute formulation ? Il y aura, c’est certain, des dépenses faites en pure perte, même il n’y aura que cela. Les revues de poésie sont des puits sans fond(s).Et personne ne les aborde. Sables mouvants que ces lieux. Ignorance. Effectivement, ici, on ne comptabilise pas les demi-lettres du Coup de dés, on ne met pas Baudelaire en fiches. On n’étudie pas la stylistique. On la fait. On est dans le problème. On n’est pas là pour le maîtriser. Et on demande des subventions au seul lieu de France qui soit à même de comprendre ce discours. On peut même faire des projets. Et les écrire. Seulement, on ne planifie pas la poésie. On ne l’accapare pas. On ne peut même pas demander de statuts aux Assises Régionales et Nationales. Elle n’est jamais Marchandise d’art. Sans l’adjonction de la signature d’un peintre, la plaquette ne se vend pas plus cher que le timbre qui l’accompagne. Nous demandons des subventions pour travailler. C’est tout.Il n’y a rien à justifier. (Ramassé dans une poubelle du Centre National des Lettres)

Desormais 21 et 22, Octobre 1981 (1)

Lundi 30 novembre 2009

Chronique.

Samedi, Poésie d’Ici (PdI) change de lieu (encore) pour rejoindre les peintres dans une mansarde du Cours Saleya : vue en direct sur la Prom’. F. Villani promet une page de Désormais pour bientôt, et A. Villani des aphorismes.

Lundi, PdI  dépose sa nième demande de subventions. Un mot de J. Kober et des timbres, une participation prochaine.

Mardi, c’est Ben et Sylvette Maurin
Mercredi, on tourne un film sur la plage

Jeudi Vous recevez deux Désormais d’un coup.

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Feuilleton de Désormais. Désormais un feuilleton paraîtra dans ces colonnes. Le premier épisode, « Le Mérite des femmes » de l’illustre Gabriel Legouvé.

Résumé du précédent épisode : Dieu a créé la femme.

Les Celtes entendoient la volonté céleste :

Et prêtant à la femme un pouvoir plus qu’humain,

Consacroient les objets qu’avaient touché sa main.

Un fanatisme aimable à leur âme enîvrés

Disoit « La femme est dieu puisqu’elle est adorée »

Ce culte dure encore ; on voit encore les cieux

S’ouvrir, se déployer, se voiler dans ses yeux.

Même au sein du sérail, qui la tient enfermée,

Comme un vase recèle une essence embaumée,

Esclave souveraine, elle fait chaque jour

Porter à son tyran, les chaînes de l’amour

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Courage !

Mardi 17 novembre 2009

Une lame de pâte (F100+B50+S1) où on dépose des tranches fines de pomme dorées dans S+Rhum à la poêle. On verse dans ladite P du S et du B, un peu de sel (ou B salé) et on mène au caramel mou qu’on verse sur la tarte avant de l’enfourner 15mn.

Alors quand on revient désolé de la conférence sur l’autoportrait au Musée Chagall, où l’intervenant et l’organisatrice, maîtres de conférences à l’Université de Nice, ont récité des banalités, et même des inepties, se montrant incapables de répondre à une question sur une citation d’Alain qu’ils avaient affichée !!!! ma voisine, artiste, bouillait à mes côtés, nous baillions de concert dans la belle salle bleue où j’avais écouté Rostro assise aux côtés du Maître car on avait rajouté deux chaises, tant il y avait de monde. Les projections, parties de Bonnard (la spécialité du conférencier) parcouraient l’Histoire, jusqu’à un autoportrait de Félix Nussbaum (voir http://pagesperso-orange.fr/d-d.natanson/art_et_camps.htm#persecution),  ravivaient des souvenirs. Toujours les beaux Dürer, les Rembrandt dont la récurrence précède Boltanski, Frida, et même la mauvaise peinture de Baselitz…

Heureusement qu’il y avait l’amitié des PLP à la sortie.

Les futures conférences du lundi, on les commente en dégustant la tarte aux pommes encore chaude.

Estoquades de Remy Leboissetier et Y.A. Gil

Lundi 16 novembre 2009

C’est un petit livre assorti de gravures surréalistes, d’un texte sur le caprice, et d’un long poeme. Il dit par exemple : seul l’artiste est à même de mesurer l’inconséquence de ses actes, puisqu’en lui demeure l’âme d’un irrégulier ». Et irrégulier, Remy Leboissetier l’est depuis longtemps, ce qui est admirable : il  a réussi à résister aux diktats de l’academie normative. Ce n’est pas non plus un aigri du refus d’édition. Peut-être un libéral type américain ? On se prend en charge. On s’auto-édite. On se bat avec ses moignons en les chaussant de gants de boxe comme des poings ultimes. On ne fait pas semblant de s’auto-promouvoir en inventant une petite maison d’édition qui publie les copains.

un avant goût ?

 

Fourmiller d’or virtuose de la spéculation

Le grand Tamanoir de la City Bank

se moque bien du myrmidon des rues

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Si vous êtes mort tapez 2

Desormais numéro 3 – 11 février 1981

Mercredi 4 novembre 2009

Desormais numéro 3 -  11 février 1981 pdf Desormais 3apdf Desormais3b

Désormais

Mercredi 4 novembre 2009

Cette revue fut publiée entre 1980 et 1990, de façon aléatoire, les numéros jetés dans n’importe quel ordre, avec des blancs, et les feuillets distribués lors des vernissages. Désormais dans Désormais pdf Desormais numéro 1pdf dans Désormais Verso du numéro 1

Le papier était souvent du papier rebut des articles scientifiques photocopiés.

Tombeau pour CLS

Mercredi 4 novembre 2009

Avec lui dans la tombe un pan de l’humanité. La méthode ne suffit pas, ni le livre, ni l’image. Tout ce qu’il a pu écrire et transmettre entre dans la pure légende avec la disparition de son regard. L’oeuvre prend le pas sur la vie. Encore quelques années (trente ans) et ce ne sera plus son oeuvre mais quelque chose de commun, de malléable, de transformable, de relégable, d’exhumable…Déjà il en est qui s’informent, qui fichent : que faisait-il en 68 ? que disait-il lors des grands mouvements politiques ? On les voit sortir leur calculette : finalement pas si important, pas si grand, pas si universel…Surtout plus un Indien pour ritualiser l’événement, alors que ses cent ans ont accompagné comme sur un chemin de halage, la lente dissolution de ces civilisations enfouies.