Archive de la catégorie ‘Culture classique’

Tartes à la brousse

Vendredi 23 juillet 2010

La brousse est ce fromage frais de vache ou de chèvre que seuls proposent les petits producteurs.

Pour une tarte j’utilise 250g de brousse (une demie) et 4 oeufs, ainsi que de la tome de pays rapée (100g environ).

1ère version. Un gros cèpe et 200g de belles girolles escalopés et fondus dans l’huile d’olive. Cupés en morceaux et ajoutés dans la préparation.Un peu d’ail pour relever. Et c’est tout.

Tarte  aux  légumes

 

2ème version. On ramollit à la vapeur ou au micro-ondes un nombre égal de rondelles un peu épaisses de courgette et d’aubergine, suffisamment pour orner un moule à tarte. On les fait dorer à la poële, tout comme autant de rondelles épaisses de tomates. On verse l’appareil « brousse » sur le fond de tarte. On dépose avec art les aubergines et les courgettes, puis une tomate sur chaque aubergine.

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On décore de lamelles d’olives noires et, si on les aime, des filets d’anchois.

 

 

Les tartes cuisent environ 20 minutes au four à 180°

 

De l’étymologie

Vendredi 5 juin 2009

Une fois n’est pas coutume, je vais réagir non pas au débat de la 2 sur l’Europe, mais au commentaire d’un internaute nommé Joseph. Il écrit : C’est un vrai scandale ce débat. C’est une représentation honteuse que nous ont fait les politques. Très agressifs et un langage de chartier sans se douter un instant, qu’il ne traduit pas  sa pensée. En fait il y a deux fautes quand même : le langage auquel, il veut se réferrer est celui de charretier,( les conducteurs de charriots commandaient leurs chevaux et mulet en utilisant toutes sortes d’invectives, et je ne sais pas si quelqu’un de la novgen sait aujourd’hui de quoi il s’agit); en utilisant chartier; moi, il me fait plutôt penser à chartiste   et on imagine avec quelle élégance ce langage sait déployer les richesses de notre langue, même quand il s’emporte ! enfin, on a l’impression parfois de plonger la main dans un charnier dans l’espoir ou dans l’inquiétude d’en exhumer de l’or noir capable de nous transformer, nous et notre langue.

Réponse

Dimanche 25 janvier 2009

Un très éminent lecteur du blog, scientifique et écrivain,  a donné la réponse le 24 à 10h22 : Jean-Jacques Rousseau dans le Discours sur les sciences et les arts. Il a droit à mon admiration car j’avais bien  entendu oublié ce Discours, pour autant que je l’eusse lu en entier, avant de le trouver dans un petit ouvrage Hachette, Extraits des philosophes du XVIII° siècle, par Lanson et Naves, (1933), Discours dont les collecteurs précisent qu’il doit être entendu au sens de Dissertation.

Livre de poche avant l’heure, c’est le genre d’ouvrage qu’un jeune soldat pouvait par exemple emporter dans son barda, comme mon oncle en 39 écrivait : « Je fais des efforts désespérés pour ne pas perdre, au milieu de cette cohue guerrière, le contact avec les choses de l’esprit et de la science. J’ai conservé malgré le peu de place dont je dispose dans mes sacs, le livre des « Etoiles » de Bruhat, l’« Atomistique » de Jean Thibaut et mon cours d’anglais. Dans un autre sac que je possède plus rarement j’ai aussi l’« Espace et le Temps » de Borel. Tu vois que malgré tout ton grand ne manque pas trop de nourritures intellectuelles et ceci c’est le principal. »